Il ne faut évidemment pas se réjouir d’une faillite mais cela n’empêche pas de tirer un bilan de ce feuilleton castel qui n’aura duré que 2 ans.
Annoncé fin 2009 par la mairie, l’arrivée des aigles sur le vieux château a suscité rapidement critiques et inquiétudes. Les différentes mises en garde n’ont pas été entendues par le maire Jacques Krabal. Ce spectacle, il le voulait – et ce malgré son cout financier important (+ de 900 000 euros) –
afin de créer un effet « waouhh » ! Rappelez-vous, il en avait fait un point central de sa réussite municipale et de relance de l’attractivité touristique du territoire.
La mairie tablait et annonçait sur la venue de 30 à 50 000 visiteurs par an. Il y en a eu nous dit-on finalement 10 000 en 2 saisons… Pour l’avoir son spectacle,
le maire a pourtant mis les moyens. 926 000 euros hors taxe répartis comme suit :
- aménagement pour l'accueil du spectacle de rapaces, 261 000 euros.
- aménagement du Relais du vieux château, 268 000 euros.
- amélioration des conditions de visite, mise en sécurité et accessibilité aux personnes à mobilité réduite, 239 000 euros.
- signalétique intra-muros dans la ville : 16 000 euros.
- communication institutionnelle : 142 000 euros sur 3 ans.
Devant les réticences devant un tel investissement,
en particulier des élus socialistes, la municipalité a essayé de rassurer en évoquant un taux de subvention de 80% (Europe, conseil régional, conseil général et communauté de communes). Outres que ces subventions proviennent - rappelons-le - de nos impôts, le fiasco des aigles ne redore pas notre image auprès de ces institutions… Comment réagiront-elles aux prochaines demandes de subventions ?
Soyons honnête, et le maire communique déjà dessus, la faillite de l’aiglerie nous laisse tout de même réalisations et restaurations sur le vieux château, en particulier le relais.
Mais que faire d’un lieu d’accueil d’un spectacle de rapaces ? Un spectacle de rapaces pardi ! Et le maire d’envisager sereinement, sans honte, la venue d’une nouvelle société d’aiglerie et en aurait déjà contacté 4. Quand une idée est mauvaise, pourquoi l’abandonner ? Comme on dit : Waouhh !
Espérons que l’échec inévitable de la prochaine société pour les raisons maintes fois énoncées par l’opposition municipale coute moins cher aux contribuables !