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La folie sécuritaireQuelle mouche a bien pu piquer la majorité cet été pour perdre à ce point la raison. Les discours tenus ne seraient pas reniés par les leaders frontistes. Calcul électoral ou vrai fond idéologique ? Dans les 2 cas, c’est peu glorieux….
Quel été ! La fuite en avant sécuritaire durant l’été de la majorité UMP laisse comme un gout nauséabond. Croyant jouer un bon coup politique à même de lui ramener les voix frontistes, Nicolas Sarkozy a tenté d’exploiter 2 évènements. Le 16 juillet, un membre de la communauté des gens du voyage est tué dans le Loir-et-Cher en tentant d’échapper à un contrôle de police. Le lendemain, un jeune braqueur est abattu à Grenoble par les policiers sur lesquels il avait tiré. Dans les 2 cas, des émeutes éclatent. Stupide certes et condamnable ! Mais au lieu de faire preuve de fermeté contre les émeutiers, le président a cru bon faire dans la surenchère sécuritaire.
La folie d’une partie de la droite française débute le 30 juillet par le désormais fameux discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy. C’est dans celui-ci qu’il évoque la déchéance de la nationalité et commence à s’en prendre aux Roms. Dans le premier cas, il crée des citoyens de seconde zone puisqu’une hypothétique origine étrangère (sur quel critère ?) les expose à une sanction plus lourde. On pourra donc effacer le mot égalité de notre devise. Dans le second cas, il joue sur la peur de l’autre dans un maladroit mélange et amalgame entre roms, tziganes et gens du voyage censés tous, dans la pensée sarkozyste, vivre dans des roulottes… Le tempo donné par le président, il restait à ses « amis » à poursuivre sur le même air. Nous avons alors assisté à une course à la petite phrase et à la proposition « plus sécuritaire que moi tu meurs ». En faire l’inventaire ici serait trop long. Hortefeux, Lefebvre, Ciotti, Estrosi, la perspective du remaniement ministériel cet automne en a motivé plus d’un… Le PS comme une grande partie de la gauche a choisi de ne pas répondre pour ne pas se faire entrainer sur un sujet aussi populiste. Très vite, comme pour le triste débat sur l’identité nationale, la machine s’est emballée et le sentiment de gène a commencé à gagner la droite. Des voix importantes se sont élevées (Juppé, Raffarin, Villepin et Bayrou). Puis ce fut au tour de l’ONU, de la commission européenne et enfin du pape en personne. Le boomerang sécuritaire est revenu de plein fouet au visage du président de la république. Les sondages d’opinion à la fin de cette séquence politique au relent nationaliste sont encore plus mauvais pour nicolas sarkozy qu’au début de l’élé. Il va lui falloir trouver autre chose pour faire oublier les affaires Woerth, les chiffres du chomage, le déficit public, la réforme des retraites, etc… La gauche est évidement en opposition à ce discours et une partie de la droite s’en démarque. Il serait intéressant de savoir où se situe dans ce débat la député UMP de la 5ème circonscription de l’Aisne Isabelle Vasseur… Mercredi 25 Août 2010
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