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Sarkozy est descendu de son piédestal



Sarkozy est descendu de son piédestal
Et si l'élément principal à retenir des régionales était la fin du sarkozysme ? Résumons. Depuis 2002,  l’avenir à droite passait par Nicolas Sarkozy. De sa marche vers l’Elysée jusqu’aux récentes régionales, il exerçait le leadership de la droite française. Un à un, les barons de l’UMP et du centre se sont rangés derrière celui qui semblait tout contrôler. Sa nette victoire de 2007 lui donnant un crédit important pour s’imposer. Il était le chef incontesté.

Passé l'état de grâce , les déçus se font de plus en plus nombreux. Silencieux au début, leur voix se fait de plus en plus entendre. Il y a le style qui déplait évidement (le fameux coté bling-bling) mais il y a le bilan aussi. Qu’il soit jugé négativement par l’électorat de gauche est assez logique. Mais depuis les 14 et 21 mars dernier, on sait aussi que le peuple de droite boude. « Beaucoup de com’ et peu de réalisations » ne font pas un bilan. A un moment, cela se voit et cela se dit…

Si les critiques et le constat ne sont pas nouveaux pour qui suit la vie politique française, jusqu’à présent la marque « Sarko » était électoralement payante. Du coup, même les plus réticents se rangeaient derrière son panache. Mais défait dans les urnes, le locataire de l’Elysée descend de son piédestal. Ils sont du coup très nombreux à penser très fort à 2012 en se rasant…

Il y a le premier ministre qui s’est imposé comme chef de la majorité durant ces élections et qui reste populaire. Il y a évidemment Dominique De Villepin qui souhaite reconstruire la droite autour des cendres de la Chiraquie en lançant un nouveau parti avec les présidentielles comme objectif quasi avoué. Alain Juppé de son coté a dit qu'il n'excluait rien si Nicolas Sarkozy n'était pas candidat, façon élégante de dire que ce dernier n'est plus incontournable...Sur sa route pour la réélection, le président trouvera également Hervé Morin, qui pourrait se porter candidat Nouveau Centre. Le numéro 2 du gouvernement lui-même, Jean-Louis Borloo, est tenté d’aller compter le poids des radicaux valoisiens à la présidentielle. Il ne faut pas oublier Jean-François Copé qui n’était pas le plus malheureux des dirigeants de droite au soir des régionales… Si on fait le compte, on a : le président, le premier ministre, le numéro 2 du gouvernement, deux anciens premiers ministres, le président du groupe, les présidents des 2 partis associés à la majorité : Cela fait beaucoup de monde dans le marigot de la droite !

On parle beaucoup de primaires à gauche mais au moins celles-ci s’engagent dans la concorde, le respect et l’envie de construire un avenir ensemble. Si on veut du spectacle, c’est peut être à droite qu’il va falloir regarder.




Mardi 30 Mars 2010
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